Du local à l’universel

Propos recueillis par Vincent Bertaud du Chazaud et Maya Ravéreau

Présentation

L’auteur a eu la révélation de l’architecture dans les maisons du M’zab. Construites sur un même schéma et selon des techniques traditionnelles, il a découvert leur adaptation au terrain, au climat, au mode de vie.

C’est cette découverte – effectuée lors des dernières années de la « présence française » et des débuts de l’indépendance recouvrée – qu’il nous fait partager ainsi que les réflexions qu’elle lui a suggérées.
Comme Wright, mais sur des programmes plus modestes, sa démarche est « organique » allant chaque fois du particulier à l’universel.

Biographie

André Ravéreau (1919-2017) André Ravéreau, né en 1919, est architecte. Élève d’Auguste Perret, il découvre le M’zab en 1949 et installe son atelier à Ghardaïa en 1959. Après avoir construit deux villages en Céphalonie et participé à la reconstruction d’Orléansville, il collabore au plan directeur de la vallée du M’zab (1962) et construit à Ghardaïa.
Architecte en chef des monuments historiques en Algérie de 1965 à 1971, il a créé en 1970 l’atelier d’étude et de restauration de la vallée du M’zab et en 1973, l’Établissement Saharien
d’architecture, d’urbanisme et d’environnement.

Loin de l’imitation, son architecture s’inscrit dans un site, une culture, un climat. Il reçoit le
Prix Agha Khan 1980 pour la maternité de Mopti (Mali) et la Médaille d’argent de l’urbanisme (Académie d’architecture 1983). Il fut également architecte conseil du CAUE de Lozère de 1985 à 1993. André Ravéreau décède en 2017 à 98 ans.

Table des matières

  • Avant-propos de Vincent Bertaud du Chazaud
  • Premières années
    • Les Beaux-arts et la formation chez Auguste Perret
    • Tensions à l’école des Beaux-arts
    • Le diplôme et la notion de site
    • Première expérience méditerranéenne : la Grèce
    • La véritable école, le chantier
  • L’Algérie
    • Agence du Plan à Alger
    • La vie pendant l’insurrection algérienne
    • Deux conceptions opposées de l’architecture
    • Hammam Salahine
    • Architecte des Monuments historiques à Alger, la villa Abd-el-attif
    • M’Zab et mosquée de Sidi-Okba
    • Le M’Zab : un urbanisme lié au site, une architecture nécessaire et suffisante
    • Champ de vision, esthétique et site
    • Pouillon et le formalisme
    • La poste de Ghardaïa : premiers murs masques
    • La stérilité du changement sans remise en cause
    • Sidi-Abbas : tradition et modernité en urbanisme
    • Le M’Zab, les limites d’une protection
    • Relevé des maisons avant destruction
    • L’ordre du local et l’ordre de l’universel
    • L’Atelier de la Casbah : nécessité d’une pédagogie
    • Rapport sur le Bastion 23 : l’idée d’un musée vivant
  • La cohérence part du détail
    • Prix Aga Khân : le dispensaire de Mopti
    • Lycée de Nouakchott : ambiguïtés d’une association concepteur constructeur
    • Musées d’Alger et de l’Acropole
    • L’esprit de la forme
    • Du respect de l’intimité, marque de civilisation
    • Apprendre à voir
    • L’exécution du détail et le génie du maçon
    • De la notion de vernaculaire
    • Du vernaculaire et du monumental, à partir de l’arc de décharge
    • Matériaux : embarras du choix et choix embarrassant
    • Le chapiteau : le décor fonctionnel ou la fonction précède la forme
    • La partie et le tout
    • De la forme et du climat
  • Postface de Maya Ravéreau

Revue de presse

Extrait de presse

  • ISBN : 978-2-910342-46-3
  • 150 pages 11 x 17.5cm
  • épuisé
  • 15 €